Autor Wątek: PPR Baudry - 06.03.1946  (Przeczytany 2247 razy)

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PPR Baudry - 06.03.1946
« dnia: Marca 06, 2023, 23:02 »
« Ostatnia zmiana: Marca 06, 2025, 07:18 wysłana przez Orionid »

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« Odpowiedź #1 dnia: Marca 06, 2023, 23:04 »
Strona biograficzna poświęcona astronaucie
https://patrickbaudry.com/biographie/






« Ostatnia zmiana: Marca 06, 2023, 23:09 wysłana przez Orionid »

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« Odpowiedź #2 dnia: Marca 06, 2023, 23:22 »

Patrick Baudry (à gauche) et Jean-Loup Chrétien discutent devant un Jaguar sur la base aérienne de Mont-de- Marsan (Landes), en novembre 1984. © Crédit photo : Archives Sud Ouest
https://www.sudouest.fr/gironde/lacanau/en-images-patrick-baudry-une-vie-dans-l-espace-2033656.php

Le vin et l’Odyssée de l’Espace
15 octobre 2021



Cytuj
Des bouteilles de Château Pétrus sont récemment revenues d’une « mission » à bord de la Station Spatiale internationale. Une première ? Pas tout à fait. En 1985, une bouteille de Château Lynch-Bages avait fait 110 fois le tour de la terre à bord de Discovery.

Il arrive parfois aux navigaeurs d’emporter avec eux des bouteilles pendant le Vendée Globe ou les courses transatlantiques. Il existe même une tradition, chère à Jean Le Cam ou Isabelle Autissier (entre autres) qui consiste à verser du vin dans l’eau au passage de l’Équateur pour l’offrir à Neptune.

Mais, récemment, ce sont des aventuriers d’un autre genre qui ont emporté du vin avec eux lors de leurs expéditions : les astronautes. En novembre 2019, la start-up bordelaise Space Cargo Unlimited qui étudie notamment l’impact de la microgravité sur les produits biologiques envoie 12 bouteilles d’un grand vin de Bordeaux séjourner pendant 14 mois sur la Station Spatiale Internationale dans le cadre d’une mission scientifique. Rentrées sur le territoire terrestre en janvier dernier, les 12 bouteilles de Château Pétrus 2000 n’ont pas eu la chance de croiser Thomas Pesquet, mais elles aussi sont revenues de leur mission avec des enseignements intéressants !

En raison du succès de cette expérience, les 12 bouteilles de Petrus ne seront certainement pas les dernières à avoir la chance de quitter l’orbite terrestre. Mais elles ne sont pas non plus les premières.

Il y a plus de 25 ans, une petite bouteille de Lynch Bages 1975 ouvrait la voie. Le 17 juin 1985, elle décollait de Cap Kennedy à bord de la navette spatiale Discovery en compagnie de l’astronaute Patrick Baudry. Jean-Michel Cazes propriétaire de ce Grand Cru Classé de Pauillac s’en souvient parfaitement : « Toute la famille avait fait le voyage pour assister au spectacle. Le décollage est grandiose, le bruit assourdissant, l’émotion intense… ».

Décollage Cap Canaveral

Cette folle odyssée de Lynch-Bages dans l’espace débute quelques temps plus tôt. A l’automne 1984, Jean Michel Cazes est à son bureau quand il reçoit un coup de téléphone.

A l’autre bout du fil, le célèbre couturier André Courrèges lui pose une question inattendue : « voulez- vous envoyer votre vin sur la lune ? ». Courrèges est alors en contact avec l’astronaute Patrick Baudry, qui doit être le premier français à voler sur la navette spatiale américaine quelques mois plus tard. Ce dernier, originaire de Bordeaux est un grand amateur de vin. Il veut mettre à l’honneur la région et la ville où il a passé sa jeunesse en emportant avec lui un échantillon de sa production dans l’espace.

Immédiatement, Jean-Michel Cazes et Patrick Baudry entrent en contact : « j’organise une visite de Patrick Baudry à Lynch Bages. Le temps de l’astronaute est compté. J’envoie donc un hélicoptère le chercher où il se trouve, dans le Sud-Ouest de la France. Patrick passe une journée avec nous et m’explique son idée. Son discours est très clair : il ne s’agit pas de faire de la publicité pour une marque, mais de faire honneur à Bordeaux et à son vin, produit-phare de la région » se souvient Jean-Michel Cazes.

Fillet Lynch Bages espace

Pendant plusieurs mois, les deux hommes restent en contact. Baudry est reparti au Texas, où il s’entraîne au Space Center de Houston. Le français tâche de convaincre les responsables de la NASA de le laisser emporter dans ses bagages une demi-bouteille de vin et quelques feuilles de vigne en guise de souvenir. Accordé ! Aussitôt, Jean-Michel Cazes décolle pour Houston pour lui remettre en main propre ces objets à l’occasion d’un diner mémorable : « Nous passons ensemble une belle soirée dans le merveilleux « Rôtisserie for Beef and Bird » de mon ami Joe Mannke, qui possède une des plus belles cartes des vins des États-Unis. Je remets à Patrick les objets qu’il emportera dans son voyage et il m’invite à assister en famille au lancement en Floride ». Quelques semaines plus tard, Patrick Baudry décolle pour sa mission avec dans ses bagages une fillette de Lynch-Bages 75 et quelques feuilles des vignes du domaine.

Une vraie fierté pour lui : « J’emmenais avec moi, le vin français, l’un des plus beaux exemples du travail humain et l’une des plus belles merveilles que produit notre Terre. Et ce avant que le Coca ne soit envoyé à son tour dans l’Espace ! Je m’étais battu pour cela et pour que le produit des efforts, du travail et de la passion de mon ami Jean-Michel Cazes fasse le plus beau et le plus lointain des voyages ! Jamais je ne m’étais senti plus lié à ma planète» raconte l’astronaute visiblement ému.

Le samedi 22 juin 1985, alors que Discovery et Patrick Baudry tournent autour de la planète, se tient la Fête de la Fleur de la Commanderie du Bontemps de Médoc et des Graves au Château Cantemerle. Pour ponctuer son discours de bienvenue, le Grand Maître Henri Martin, entouré des dignitaires de l’Ordre pointe fièrement le doigt vers le ciel : «, le premier vin dans l’espace passe ce soir au-dessus de nos têtes. Et c’est un vin de Bordeaux ! ». Deux jours plus tard, le 24 juin, il est déjà temps de rentrer sur la terre ferme pour Discovery et la fillette de Lynch Bages, après avoir fait 110 fois le tour de la terre !

Pauillac Lynch Bages

Pour fêter le succès de leur mission, Patrick Baudry et ses camarades d’équipage seront reçus en fanfare à Pauillac en septembre 1985 : « la population leur a fait un triomphe. Ils ont défilé musique en tête dans les rues de la ville ». Les astronautes sont ensuite reçus à Lynch-Bages pour un superbe diner dans le chai à barriques du château et sont intronisés par la Commanderie du Bontemps. Quant à la petite bouteille ? De retour au bercail, elle trône désormais dans la salle de réception. Jamais ouverte, elle garde en elle les secrets de son odyssée spatiale !


Arthur JEANNE
https://patrickbaudry.com/2021/10/15/le-vin-et-lodyssee-de-lespace/

Aller sur l'ISS, "ça ne sert à rien" à part "à faire rêver les gens" selon l'astronaute Patrick Baudry
De Margot Turgy Vendredi 23 avril 2021 à 4:19


Patrick Baudry © Maxppp - Jesús Diges

Cytuj
Avec une petite journée de retard, l'astronaute français Thomas Pesquet va décoller ce 23 avril pour l'ISS. Ce sera son deuxième séjour à bord de la station spatiale internationale. Le vol habité, baptisé Crew-2 et piloté par la Nasa et SpaceX, doit décoller depuis la Floride à 11h49 heure française. L'astronaute Patrick Baudry, qui vit en Gironde, a été le premier Français à avoir participé à une mission spatiale à bord de la navette américaine Discovery en 1985. Interview.

France Bleu Gironde : Qu'est-ce qu'on ressent à l'annulation d'un décollage ?

Patrick Baudry : J'ai eu 13 reports et annulations de tir en 1985, donc je ressentais de l'impatience et de l'espérance que ça allait finir par fonctionner. Et quand les minutes fatidiques arrivent, puis les secondes, là on y croit vraiment et c'est le bonheur absolu. Même si on n'est pas encore sûr d'arriver, plus rien ne peut empêcher le décollage. Neuf minutes après, tout s'arrête et vous êtes en apesanteur. Vous êtes un projectile qui va tourner autour de la Terre et c'est le silence absolu. C'est l'absence de vibrations pratiquement absolue. Vous êtes libre, c'est une sensation assez enivrante ... Et bien sûr que ça me manque. Si je pouvais, j'irais tous les jours !

Qu'est-ce qui a changé entre votre décollage en 1985 et celui de Thomas Pesquet en 2021 ?

Beaucoup de choses ont changé : le confort, l'espace dont on dispose à bord de la capsule Crew Dragon, dans laquelle va être Thomas. Ensuite, sur le plan des équipements, il y a eu aussi beaucoup d'améliorations. Quand j'étais en Union soviétique, Soyouz était une génération technologique qui n'était déjà plus toute jeune, par rapport à ce que j'ai trouvé ensuite aux Etats-Unis avec la navette Discovery. Là, imaginez que vous montez dans une Tesla après avoir emprunté une 4L et vous aurez la différence entre Crew Dragon et Soyouz, voire Discovery.

Aujourd'hui, Thomas Pesquet a presque deux millions d'abonnés rien que sur Facebook. À votre avis, qu'est-ce qui fascine ?

Ce qui fascine les gens, c'est tout simplement l'espace. Et aujourd'hui, on leur en parle beaucoup plus et beaucoup mieux. L'Agence spatiale européenne a un gros service de communication qui fonctionne à plein régime depuis le premier vol de Thomas, c'est de la grosse artillerie. Alors qu'à l'époque, on ne voulait pas que les vols habités soient mis en vedette. Aujourd'hui, l'Agence spatiale européenne a compris que pour masquer ses échecs, il fallait faire de gros efforts de communication sur ce vol.

À quoi ça sert d'aller sur la Station spatiale internationale ? 

Ça ne sert à rien, à part à faire de la communication et à faire rêver les gens, surtout les jeunes. Ce qui est extrêmement positif, mais sur le plan scientifique et technique, eu égard aux sommes investies, ça ne sert pratiquement à rien. Ça fait longtemps qu'on aurait dû retourner sur la Lune pour s'y installer et faire de la vraie science. Et qu'on aurait dû aller poser le pied sur Mars.
https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/patrick-baudry-thomas-pesquet-1619025269
« Ostatnia zmiana: Marca 17, 2023, 07:46 wysłana przez Orionid »

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« Odpowiedź #3 dnia: Marca 06, 2023, 23:22 »
Astronauta stoi w opozycji do programu ISS

ISS : L’ex-spationaute Patrick Baudry juge que les missions actuelles de la station sont inutiles
Publié le 09/12/19

RECHERCHE Le spécialiste juge que les sommes dépensées pour la station spatiale internationale auraient pu servir à d'autres missions


Le spationaute Patrick Baudry, en 2016 (IMAGE ELECTRONIQUE) / AFP PHOTO / JEAN-LOUP GAUTREAU — AFP

Cytuj
Dans une interview accordée au Parisien, Patrick Baudry n’a pas mâché ses mots au sujet de la station spatiale internationale ( ISS). L’ancien astronaute a déclaré que l’ISS était « le plus grand bobard de l’histoire spatiale ».

Âgé de 74 ans, celui qui a été l’un des premiers Français à partir dans l’espace en 1985 juge que l’ISS n’apporte pas de réelles avancées dans le domaine spatial. « On sait déjà tout ce qu’il faut savoir sur les effets de la microgravité sur le corps humain. Il n’y a aucun intérêt à les refaire indéfiniment », explique-t-il au journal.

« Mars, on y serait déjà ! »

Patrick Baudry estime que le maintien de l’ISS au moins jusqu’en 2030 est une aberration. Pour lui, tout cet argent aurait pu servir à financer d’autres missions telles qu'« établir une base lunaire (…), y travailler sur la meilleure façon de protéger l’homme des radiations pour aller sur Mars, installer sur sa face cachée un laboratoire d’astrophysique afin d’observer l’espace profond, loin de tous bruits parasites venant de la terre », rapporte-t-il dans l’interview. Selon lui, « si on avait mis en chantier tout cela dès le début des années 1990, Mars, on y serait déjà ! »

Dans cet entretien, Patrick Baudry a aussi évoqué la mission menée par Thomas Pesquet. « Je n’ai toujours pas compris ce à quoi on l’avait employé. Ce garçon est pourtant bourré de talent, c’est dommage qu’il soit si mal employé », a-t-il lâché, sans langue de bois.
https://www.20minutes.fr/sciences/2670655-20191209-iss-ex-spationaute-patrick-baudry-juge-missions-actuelles-station-inutiles

Sept jours dans l’espace avec Patrick Baudry
LE 2 SEPTEMBRE 2016 Par Thomas Firh



Patrick Baudry, le second Français à voyager en orbite autour de la Terre, nous raconte l’exploration spatiale. Entretien extrait de Les Others Magazine Volume II.

[dropcap]A[/dropcap]u XVIIIe siècle, la surface de la Terre avait encore beaucoup à nous apprendre. Vous pouviez choisir de devenir explorateur, de parcourir le monde à la recherche de recoins isolés et être le premier à en fouler le sol. Si c’était encore probablement vrai au XIXe, voire même au début du XXe, il est désormais acquis que notre monde ne recèle plus de région méconnue. Les grands explorateurs n’occupent aujourd’hui plus que les livres d’Histoire et les contes pour enfants. Pour satisfaire sa soif de conquête et partir à la recherche de ses origines, l’Homme s’est donc tourné vers l’espace.

En rejoignant la mission américaine Discovery en 1985, Patrick Baudry devint le second Français à voyager en orbite autour de la Terre. Une expérience qui le métamorphosera à tout jamais. Nous l’avons rencontré à Lacanau, dans le sud-ouest de la France, pour revenir avec lui sur cet événement, discuter de la place de l’Homme dans l’univers et faire un point sur la conquête spatiale internationale. Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO, il nous a aussi détaillé le sens de ses actions pour les enfants, en Europe et en Afrique. Entretien fleuve.


Quelle a été votre première relation avec le monde de l’aviation ?

Quand j’étais petit, mon père était ingénieur météo et travaillait sur les aéroports, à Casablanca, à Alger, puis à Mérignac en France. Ça a été le point de départ. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours rêvé de voler et de devenir pilote.

À quoi ressemble votre parcours ?

Si on a la chance d’avoir une vocation, il suffit de suivre le chemin qui nous est tracé. Dans mon cas, la voie la plus facile pour atteindre mon but, qui était la plus difficile sur le plan des études, était de faire une grande école d’ingénieurs, une école de pilotes puis l’école de l’air. Ensuite, je suis devenu pilote de chasse et j’ai réussi un concours pour devenir pilote d’essai. Cela représentait beaucoup de travail et de sacrifices, mais le jeu en valait vraiment la chandelle.

Depuis le début, votre rêve était de vous rendre dans l’espace ?

Pas du tout. L’espace m’attirait, mais je ne voyais pas comment, en tant que Français, j’allais pouvoir y accéder. Jusqu’à la veille de l’appel à candidature du CNES pour qu’un citoyen français rejoigne une mission soviétique, ce n’était même pas un sujet.

Ça l’est vite devenu ensuite, évidemment. J’ai rempli mon dossier puis passé les mois suivants à enchaîner les épreuves physiques, mentales, les tests psychologiques et les visites médicales. J’ai finalement été sélectionné avec mon ami Jean-Loup Chrétien pour intégrer la Cité des Étoiles, le centre d’entraînement des cosmonautes russes.




Comment s’est passée votre expérience là-bas ?

C’était comme entrer en religion. On pénétrait dans une cathédrale. À cette époque, c’était la guerre froide, et pour deux militaires d’origine, se retrouver chez les soviétiques, c’était très spécial politiquement. Spécial mais grandiose. Les Russes avaient bien avancé sur le projet, les Américains étaient déjà allés sur la Lune… On avait l’impression d’être à un tournant majeur, c’était magique. Et les Soviétiques ont été fabuleux, sur le plan professionnel mais également humain. On travaillait avec des types qu’on admirait beaucoup. Certains d’eux étaient déjà allés dans l’espace, ça nous impliquait énormément. C’était très dur mais comme diraient les sportifs d’aujourd’hui, “c’était que du bonheur”. Je savais depuis le départ que ne volerais que si mon aîné Jean-Loup, plus gradé que moi, rencontrait un problème. Je l’espérais vraiment d’ailleurs (rires). Mais je savais aussi que si la mission se déroulait comme prévu, je serais tout en haut de la liste pour le prochain départ. Tout a fonctionné parfaitement, il a été le premier Français à visiter l’espace et ça m’a permis de rejoindre quelques mois plus tard une mission américaine.

Ça s’est déroulé aussi bien que chez les Russes ?

Au départ, pas vraiment. J’ai d’abord été intégré à la mission Challenger, dont le vol était sans cesse reporté à cause de problèmes techniques, pour finalement être complètement annulé. Entre temps, je suis rentré en France pour répondre aux accusations d’espionnage dont j’étais alors victime dans la presse du fait de mon séjour à la Cité des Étoiles. Une fois blanchi, je suis reparti au États-Unis pour m’entraîner sur la mission Discovery. Cette fois, c’était la bonne ! Malheureusement, quelques mois plus tard, Challenger explosait au décollage, entraînant la perte de tout son équipage.

Que ressentez-vous les jours précédant le tir de Discovery ?

Avant le départ, on se sent heureux, tout simplement. On est un peu comme un gamin à l’approche des grandes vacances. On profite de chaque instant.



©NASA

Comment s’est passé le décollage et l’arrivée dans l’espace ?

Le décollage, c’est assez dantesque. Il y a énormément d’étapes mais pour résumer, cela commence par le célèbre compte à rebours, puis vient l’allumage des moteurs, suivi d’une vraie explosion qui fait vibrer toute la machine, tout le corps. À partir de là, on vit une accélération de 9 minutes pendant lesquelles on passe de 0 à 30 000 km/h. Une accélération aussi longue, c’est le bonheur absolu, on voudrait que cela ne s’arrête jamais. Une fois sortis de l’atmosphère et arrivés dans le vide spatial en une poignée de minutes donc, les moteurs s’éteignent. Il faut normalement attendre un moment avant de détacher sa ceinture mais je n’ai pas pu résister à l’envie de flotter dans la cabine. Vous ne pesez rien, vous vous déplacez sans effort. Cela crée une sensation de liberté totale. Premier réflexe, s’approcher d’un hublot accessible pour regarder dehors et là… C’est encore plus beau que tout ce que vous aviez pu imaginer.

À quoi ressemble une journée type dans l’espace ?

Sur un vol court, sept jours dans mon cas, les journées sont très chargées. On vit en fonction de notre montre. Sur 24 heures, on a 16 heures de travail et 8 heures de repos. Dans la période de travail, on bosse le plus possible. De mon côté, je faisais diverses expériences physiques, d’acclimatation du corps à l’apesanteur… On prend aussi trois repas de quinze minutes, qui nous permettent de discuter un peu. Pendant les périodes de repos, on s’occupe. Il est très difficile de dormir au départ car, contrairement au sol où il y a un relâchement du corps sur un support, là-haut, vous fermez les yeux et il ne se passe rien. Mais comme on doit préserver le calme des autres, on en profite pour réfléchir et écouter de la musique dans son Walkman, collé au hublot. J’avais amené l’album Breakfast in America de Supertramp et Les Quatre Saisons de Vivaldi. Observer la Terre, les lumières et l’espace avec ce genre de morceaux dans les oreilles, ça prenait une dimension épique.

La lumière est spéciale dans l’espace ?

La lumière représente la vie, notre existence. Quand on est sur Terre, il y a beaucoup d’éléments : les arbres, la route, les immeubles… Là-haut, vous avez la Terre et vous avez l’espace. Donc la lumière joue un rôle crucial. Elle est vraiment différente, beaucoup plus “pure” puisqu’on est hors de l’atmosphère. En orbite, il y a un jour et une nuit toutes les 90 minutes. La dizaine de secondes que prend le soleil pour se lever vous offre une palette de couleurs très variées, toutes plus belles les unes que les autres, et une intensité lumineuse hors-du-commun. Un spectacle incroyable, rejoué seize fois toutes les 24 heures.




Avant la mission, vous avez milité pour amener du vin à bord de la navette.

Le Coca-Cola était sur le point de partir, et je trouvais ça dommage qu’il arrive là-haut avant le vin, qui représente notre culture, notre savoir-faire et même une partie de l’histoire de l’Humanité. Donc j’ai tout fait pour qu’il parte avec nous, de manière symbolique, et j’ai réussi. On n’en a pas profité malheureusement, car on ne boit pas d’alcool à bord des vaisseaux américains. Ça aurait sûrement été différent avec les Russes (rires).

Comment s’est passé le retour ? Vous aviez dans l’idée de repartir un jour ?

Qu’on y passe sept jours ou six mois, on regrette tous de devoir rentrer si vite. Tout s’arrête d’un coup, c’est un peu triste. Et puisqu’on est vraiment obnubilés par notre travail, le temps passe très vite. Mais je n’avais pas décidé de repartir, non. J’avais appréhendé tout cela avec un état d’esprit réaliste et assez constructif en définitive. J’avais en tête la conquête spatiale au sens propre, une conquête collective à laquelle je participais au côté de personnes que j’admirais. Je pensais sincèrement qu’on était au début de quelque chose de très grand.

Cela n’a finalement pas été le cas ?

En 1985, avec les budgets de l’époque, la stratégie la plus logique et rentable pour les vols habités était d’aller s’installer sur la Lune à l’échéance 1995, puis de se lancer dans l’exploration de Mars entre 2000 et 2005. Il était temps de franchir le pas. Mais l’importance des lobbies et les enjeux économiques cachés derrière la navette, qui comme son nom l’indique, sert à faire des aller-retours entre la Terre et les stations spatiales, ont convaincu les Américains de continuer à l’utiliser. Pour justifier ces coûts, ils ont donc construit ISS, la Station Spatiale Internationale, et ont commencé à y envoyer des scientifiques, la plupart bien trop compétents pour ce qu’ils y font réellement. Aujourd’hui, on tourne en rond autour de la Terre depuis plus d’un demi-siècle. On envoie des robots. C’est bien, ce sont de beaux objets, mais qui coûtent trois milliards de dollars pour, dans le cas de Curiosity, ne parcourir que 80 mètres dans l’année. On ne peut pas appeler ça “conquérir”. Pour avancer significativement, il faudrait envoyer des humains là-bas, mais cela nécessiterait une vraie décision politique, qui peut impliquer mort d’homme. Aujourd’hui, les dirigeants ne préfèrent pas faire de vagues. Une chose est sûre, les problèmes qui empêchent la conquête spatiale d’avancer ne sont ni financiers, ni technologiques.

Quels sont, selon vous, les caractères qui font que l’Homme explore ?

C’est la curiosité qui pousse l’Homme à explorer le monde. Le besoin de savoir, le désir de connaître. Cela le pousse à dépasser ses limites pour découvrir un territoire, qu’il soit géographique ou intellectuel. Aucun autre être vivant n’en est doué, et c’est pour ça qu’elle est importante, car elle fait la noblesse de notre espèce. Subsidiairement, elle nous permet de rêver, et donc de vivre. C’est un pilier fondamental de notre existence. Pour moi, les véritables responsables du progrès sont ceux qui inventent, qui bâtissent, et qui rendent les choses possibles matériellement, pas ceux qui dirigent les États et signent les enveloppes budgétaires.

Quelles étaient vos motivations personnelles pour explorer l’espace ?

L’histoire de l’Humanité a toujours progressé en trois étapes. La première, c’est l’exploration au sens pur, comme l’a fait Christophe Colomb, pour ne citer que le plus célèbre. Ensuite, il y a la phase d’occupation, pendant laquelle on apprend à vivre sur le nouveau territoire fraîchement découvert. On s’organise, on survit. Vient pour finir la phase de colonisation, où l’on se développe et exploite le nouveau territoire afin d’en tirer des bénéfices. Celle qui m’intéresse, personnellement, c’est la phase exploratoire. Cela fait partie de mon caractère. Là par exemple, au loin, je vois la dune qui cache l’océan. Je ne pourrais pas vivre sans savoir ce qu’il y a de l’autre coté de cette dune. J’aurais taillé un arbre et traversé le lac pour le découvrir. C’est cela qui m’anime. Avec ce voyage dans l’espace, une partie de mes rêves s’est réalisée. Et même si on n’avance plus beaucoup aujourd’hui, ça finira bien par reprendre sérieusement.



©NASA

Quel souvenir vous a laissé ce voyage ?

Je le compare souvent à une naissance. D’abord, il y a une période de gestation assez longue, puis vient le voyage, et enfin le retour. À partir de là, on passe dans une autre vie. On remet l’Homme à sa place dans l’univers et on analyse les choses avec plus de recul. Quand on voit la Terre depuis l’extérieur, on assiste au paradoxe très violent entre la puissance de notre égo, notre conscience d’exister, et l’évidence de notre non-importance, donc de notre non-existence. Quand, en plus, on imagine ce que représente la durée de vie d’un être humain par rapport à celle de l’univers, que l’on ne connait pas d’ailleurs, on se rend compte de notre petitesse. Vous ne pouvez plus voir votre propre vie de la même manière quand vous avez admis l’évidence, non pas qu’elle ne servait à rien, car c’est un terme très relatif, mais qu’elle n’avait aucune importance. Même Mozart, le plus grand bienfaiteur de l’Humanité, n’a fait que passer, alors que c’est lui qui nous a laissé le plus somptueux patrimoine. Avec cette vision globale du monde, on essaye de faire des choses qui comptent, pour le bien de tous.

Pouvez-vous nous décrire un peu le Space Camp, justement ?

Dans la majeure partie de l’Europe, on a très facilement accès à l’éducation, mais il faut aider les gamins à trouver leurs voies. Il n’y a rien de pire que d’aller à l’école sans savoir pourquoi. Le but du Space Camp est entièrement pédagogique et vise à faire comprendre à ces enfants un certain nombre de phénomènes physiques et astronomiques à travers des activités dynamiques calquées sur la Cité des Étoiles. Un enfant qui a un rêve, un but, est un enfant sauvé. C’est un stage d’une semaine qui, même s’il n’a pas le même impact sur tout le monde, a déjà participé à créer beaucoup de vocations.

Quelle est votre mission au sein de l’UNESCO ?

À l’image du Space Camp, je me suis toujours engagé auprès des enfants, principalement en Afrique, pour créer des écoles, des centres et de nombreux projets pédagogiques. Parmi ceux que l’on a menés à bien, il y a notamment l’AVU – African Virtual University – qui vise à passer des accords avec des universités pour dispenser des cours diplômants de niveau ingénieur à des étudiants dans 35 pays aujourd’hui. On travaille aussi sur de plus petits projets, comme celui qu’on a mis en place au Niger avec une association qui se nomme Les Puits du Désert. Le but est de forer un puits afin de dégager du temps aux enfants, qui en profitent pour aller à l’école qu’on se charge de leur construire également. La première chose qu’il faut apporter aux enfants dans le monde, à part à manger bien sûr, c’est l’éducation, de manière à ce qu’ils puissent s’inscrire dans un avenir moins incertain que celui qui est le leur actuellement.

Comment imaginez-vous ce futur justement ? Quelle Terre pourront observer les astronautes dans quelques dizaines d’années ?

Il y a deux visions, une pessimiste et une optimiste. La première est conforme à ce que l’on voit aujourd’hui, c’est-à-dire qu’en tant qu’espèce fragile, on se dirige vers une disparition de la possibilité de vivre à la surface de la Terre. C’est quasi-inéluctable quand on analyse l’évolution des choses. La seconde, l’optimiste donc, veut qu’on ait identifié des solutions avant que la situation ne devienne trop critique. Si on ne peut pas s’empêcher de détruire la planète qui nous accueille, on progresse aussi chaque jour dans de nombreux domaines, notamment ceux des technologies et ses sciences sociales. Je suis plutôt dans ce camp, mais il ne va pas falloir traîner. Ces problématiques sont vraiment captivantes et la manière dont nous allons les traiter dans le futur l’est au moins autant. Je dirais que la seule chose dont je suis sûr, c’est que nous ne cesserons pas d’assister à des événements passionnants.


Propos recueillis par Thomas Firh.
Photos par Simon Meheust.
Thomas Firh — Paris, France
https://www.lesothers.com/sept-jours-dans-lespace-avec-patrick-baudry
« Ostatnia zmiana: Marca 17, 2023, 07:48 wysłana przez Orionid »

Polskie Forum Astronautyczne

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« Odpowiedź #3 dnia: Marca 06, 2023, 23:22 »

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« Odpowiedź #4 dnia: Marca 06, 2023, 23:26 »

Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry en entraînement à la Cité des Etoiles (en Russie) pour la mission "Premier vol habité", en 1982. Ce sont les deux premiers spationautes français de l'Histoire. Photo CNES.
https://www.estrepublicain.fr/science-et-technologie/2021/12/18/le-cnes-a-60-ans-son-histoire-en-5-dates

Cytuj
Patrick Baudry is the most renowned French astronaut, and a retired Lieutenant Colonel in the French Air Force.  In 1985 he became the second French citizen in space, after Jean-Loup Chretien, when he flew aboard NASA’s Space Shuttle mission STS-51-G Discovery.
https://londonspeakerbureau.com/speaker-profile/patrick-baudry/

https://www.bide-et-musique.com/song/4088.html
https://pro-motivate.com/speaker/patrick-baudry/
https://www.recyclivre.com/products/492997-conquete-spatiale-la-deroute
http://spacerelics.blogspot.com/2020/08/un-jour-un-objet-spatial-n-00380-les.html

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« Odpowiedź #5 dnia: Marca 06, 2023, 23:31 »
Materiały filmowe

Patrick Baudry : Live astronaut comments inside the Space Shuttle


30 ans du vol de Patrick Baudry à bord de Discovery


Patrick Baudry : "L'ISS, du tourisme spatial payé avec nos impôts"

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« Odpowiedź #6 dnia: Marca 06, 2023, 23:35 »
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« Odpowiedź #7 dnia: Marca 06, 2023, 23:40 »
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« Odpowiedź #8 dnia: Marca 06, 2023, 23:42 »
https://patrickbaudry.com/
https://twitter.com/ESA_History/status/1632689093313273856
https://twitter.com/aisoffice/status/1368132874709442561

2) French astronaut says space flights change one’s view of the world
13 APR, 07:46
Cytuj
Patrick Baudry, 77, confessed that he envied those launching to orbit, be it space professionals or tourists
PARIS, April 12. /TASS/. Space flights forever change humans’ view of the world, French astronaut Patrick Baudry said in an interview with TASS on Cosmonautics Day.


"Cosmonautics Day holds a lot of memories for me, particularly of Star City," Baudry said, recalling the training course he underwent in the Soviet Union in 1982 as a member of the backup crew for a mission to the Salyut 7 space station. Baudry said that the project had enriched him as a person and allowed him to make friends with people from other countries, including Bulgaria, Romania and Vietnam.

Baudry, 77, confessed that he envied those launching to orbit, be it space professionals or tourists.

When speaking about the space projects he would like to participate in if he had the opportunity, Baudry noted that he would like to work with the Chinese who "do wonderful things." The French astronaut also praised Elon Musk’s projects, saying that he considered Musk to be the main driver of progress in US space research.

"Space is about moving on, learning new things, making discoveries, working and taking risks," Baudry pointed out. "By space exploration I primarily mean manned flights. This is crucial from the scientific point of view and it is a real challenge," he added.

The French astronaut made his only space flight on the US Shuttle Discovery as part of a mission to deploy communication satellites in 1985. Later, he became one of the founders of the Association of European Astronauts and was active in promoting space exploration.
https://tass.com/society/1603495
« Ostatnia zmiana: Kwietnia 13, 2023, 23:33 wysłana przez Orionid »

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« Odpowiedź #9 dnia: Czerwca 30, 2024, 21:17 »
«L’Europe est toujours incapable d’envoyer un homme dans l’espace!»
Thierry Labro Écrit par Thierry Labro Publié le 12.10.2023 • Édité le 13.10.2023 à 08:52


Il a son franc-parler… et une culture impressionnante de l’évolution de l’espace sur près d’un demi-siècle, ce qui rend l’échange avec l’ancien astronaute français Patrick Baudry passionnant. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

Qu’est-ce qui manque à l’ambition européenne?

«On est en 2023 et l’Europe est toujours incapable d’envoyer un homme dans l’espace! Bientôt, on sera aussi incapable d’envoyer un satellite dans l’espace puisque Ariane ne fonctionne plus malgré ce qu’elle nous a coûté. Heureusement qu’il y a les Italiens, les Allemands et des Français qui font des mini-fusées, mais on ne va pas emmener des satellites de dix tonnes avec ces machins-là! Le fait que l’Europe se positionne avec une capacité de lancer des satellites, c’était important. Mais c’était une autre époque.

Aujourd’hui, en France, mais je pense que c’est général, tous les élèves les plus brillants qui sortaient de Polytechnique et de grandes écoles partaient un ou deux ans à l’étranger et ils revenaient pour entrer chez Airbus, Aérospatiale, Dassault… Aujourd’hui, ils partent toujours… mais ils restent ailleurs. Donc on garde les moins bons. On ne risque pas de dominer le monde… Sur dix ans, je pourrai vous parler de dix projets dont on parlait comme des projets révolutionnaires et mûrs… et dont on ne parle absolument plus! (...)
https://paperjam.lu/article/europe-est-toujours-incapable-
Cytuj
Le saviez-vous ?
Le Musée national des Enfants de roupe qui se trouve au Lycée Militaire d'Autun (LMA) abrite des souvenirs spatiaux et de la @PAFofficiel (de Patrick Baudry et de Virginie Guyot).
Article par Maddy, ancienne élève de prépa du LMA
https://spacemen1969.blogspot.com/2023/05/espace-et-aviation-au-musee-national.html
https://x.com/spacemen1969/status/1809259694562644391
« Ostatnia zmiana: Lipca 06, 2024, 05:31 wysłana przez Orionid »

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« Odpowiedź #10 dnia: Marca 06, 2025, 08:34 »
Zafascynowanie astronauty pierwszym mężczyzną w kosmosie  ;)
Cytuj
Mais où va le web ? @MaisOuVaLeWeb 6:47 PM · Aug 29, 2022
2001, l'astronaute Patrick Baudry publie ce livre. Passion démesurée pour Gagarine (sa personnalité, et celles des astronautes de l'ancienne école), une haine à peine masquée de l'ISS, la défense d'une base lunaire pour aller sur Mars. Pas si mal pour un astronaute.
https://x.com/MaisOuVaLeWeb/status/1564293595032690688

https://patrickbaudry.com/old/bio/biographie/laventure-de-la-selection/

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« Odpowiedź #11 dnia: Czerwca 18, 2025, 10:10 »
Cytuj
Stephane SEBILE @spacemen1969
Le saviez-vous ?

Le Musée national des Enfants de roupe qui se trouve au Lycée Militaire d'Autun (LMA) abrite des souvenirs spatiaux et de la @PAFofficiel
 (de Patrick Baudry et de Virginie Guyot).

Article par Maddy, ancienne élève de prépa du LMA
https://spacemen1969.blogspot.com/2023/05/espace-et-aviation-au-musee-national.html

https://twitter.com/spacemen1969/status/1809259694562644391
"Tylko dwie rzeczy są nieskończone: wszechświat oraz ludzka głupota, choć nie jestem pewien co do tej pierwszej" - Albert Einstein (1879 - 1955)

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« Odpowiedź #12 dnia: Czerwca 18, 2025, 10:25 »
GT:
"Kosmos i lotnictwo w Narodowym Muzeum Dzieci Żołnierzy w Autun - Patrick Baudry i Virginie Guyot.

Narodowe Muzeum Dzieci Żołnierzy
Autun Military High School
Kosmos i lotnictwo
Patrick Baudry i Virginie Guyot

Stworzone w 1977 roku na terenie Wyższej Szkoły Wojskowej w Autun (71) Narodowe Muzeum Dzieci Żołnierzy podtrzymuje za pomocą przedmiotów, dokumentów, obrazów i świadectw pamięć o szkołach wojskowych: wyższych szkołach wojskowych, średnich szkołach wojskowych i obecnych średnich szkołach obronnych, klasach przygotowawczych do wojska.

Pierwotnie dziecko żołnierzy odnosiło się do dziecka żyjącego w środowisku wojskowym. Z czasem to dzieci podoficerów uczęszczały do ​​szkół dedykowanych (dzieci oficerów miały już specjalne szkoły), a następnie pod koniec XIX wieku szkoły stały się takie same dla wszystkich dzieci wojskowych, niezależnie od rangi ich rodziców - różnorodność społeczna.

Termin „dziecko wojska” pozostał dla wszystkich uczniów szkół wojskowych (gimnazjów, szkół średnich, szkół przygotowawczych). Stowarzyszenie byłych uczniów istnieje od 1910 r.: stowarzyszenie AET (Former Child of the Troop).

To muzeum jest ''kulminacją'' pragnienia byłych uczniów, aby utrwalić pamięć o miejscach i uczniach tych placówek. W 1934 r. przygotowawcza szkoła wojskowa (EMP) w Saint-Hippolyte-du-Fort (30) została rozwiązana i zastąpiona przez oddział żandarmerii: byli uczniowie, z pomocą burmistrza miasta, uzyskali lokale w budynkach nowej żandarmerii i zaczęli zbierać przedmioty, wspomnienia, świadectwa: będzie to muzeum Pastre-Matter (Ulysse'a Pastre'a, 1864-1930, byłego nauczyciela szkoły i byłego zastępcy, i Paula Mattera, 1872-1957, byłego dziecka-żołnierza, generała dywizji i dobroczyńcy Technicznych Szkół Wojskowych).

W 1974 roku szwadron żandarmerii opuścił Saint-Hyppolite-le-Fort, więc małe muzeum zostało przeniesione do Lycée Militaire w Autun, gdzie znajduje się Autun Preparatory Military School. Wraz ze wzrostem reputacji szybko okazało się, że jest „zbyt małe i nieodpowiednie”. W 1983 roku zostało przeniesione w inne miejsce w liceum, do starej kaplicy i krypty.

 W tej właśnie nowej scenerii, z okazji setnej rocznicy istnienia szkół przygotowawczych do wojska (1884-1984), 18 czerwca 1985 r. odbyło się uroczyste otwarcie Narodowego Muzeum Dzieci Żołnierzy. Otwarcia dokonali minister obrony Charles Hernu i inne osobistości, w tym szef sztabu armii.

Autun Military High School (LMA) jest jedną z sześciu szkół średnich Defense (dawne szkoły wojskowe). Obejmuje szkołę średnią (dzielnica Changarnier, położona niżej w mieście i poza terenem LMA) i samą szkołę średnią (dzielnica Gangloff).
Ta szkoła średnia została zbudowana na terenie dawnego seminarium duchownego i klasztoru założonego w 1675 roku. W czasie rewolucji przekształcono ją w szpital, następnie w więzienie, a w 1813 roku ponownie w niższe seminarium duchowne (uczniem był tam marszałek MacMahon, który został prezydentem republiki).
Glazurowane dachówki tworzą dach zgodny z czystą tradycją burgundzką i przynoszą temu miejscu sławę.

Za Ojczyznę zawsze obecną

W 1885 roku powstała tam Przygotowawcza Szkoła Wojskowa Kawalerii, w której przygotowywano chłopców w wieku od 13 do 18 lat, przede wszystkim do zawodu wojskowego (podczas I wojny światowej wszystkie dzieci żołnierzy od 17. roku życia szły na front).

 W 1921 roku kawaleria ustąpiła miejsca szerszej edukacji, a szkoła przygotowywała młodzież do matury i do szkół podoficerskich i oficerskich, prezentując wysoki poziom nauczania.

Szkoła została przeniesiona, a następnie tymczasowo zamknięta podczas II wojny światowej. Od 1951 r. otwarto klasy przygotowawcze (corniche), w tym przygotowanie do Saint-Cyr Coëtquidan Special Military School.

Mamy więc szkołę średnią, gimnazjum i klasy przygotowawcze.

Obecnie około 85% dzieci żołnierzy lub urzędników państwowych uczęszcza do szkół średnich i gimnazjów (pozostałe 15% to stypendyści, których rodzice nie są ani żołnierzami, ani urzędnikami państwowymi).

Na zajęcia przygotowawcze zgłoszenia składa się na podstawie pliku zawierającego list motywacyjny. Zajęcia te służą głównie przygotowaniu do egzaminów wstępnych do głównych szkół wojskowych.

Motto, For the Fatherland, always present , jest bardzo silną tradycją szkoły. Od momentu jej otwarcia, ponad 500 uczniów lub byłych uczniów poległo na polu chwały.

Narodowe Muzeum Dzieci Żołnierzy mieści się w skrzydle dawnego seminarium. Zajmuje dwa poziomy: parter z „pokojem zbroi” i piwnicę w krypcie. To miejsce przesiąknięte historią, która leży przed nami.

 Wśród bardzo wielu uczniów szkół średnich, gimnazjów, szkół średnich, klas przygotowawczych, niektórzy są „bardziej znani” niż inni (ach, no i jest, mówisz sobie, w końcu odnosi się do tytułu tego artykułu 😉) - spośród nich możemy wymienić:

- Patrice de Mac-Mahon (1808-1893), marszałek i prezydent Republiki (1873-1879),
- Nicolas Changarnier (1793-1877), generał, - nazwa nadana uczelni (dzielnica Chanarnier)
- Bernard Gangloff (1925-1944), bojownik ruchu oporu – nazwa nadana szkole średniej (dzielnica Gangloff)
- Pierre Pouyade (1911-1979), były dowódca Normandie-Niemen, francuski as
- Patrick Baudry (1946), drugi francuski astronauta
- Elrick Irastorza (1950), generał, były szef sztabu armii (2008-2011)
- Denis Favier (1959), generał, były dowódca GIGN i Narodowej Żandarmerii
- Virginie Guyot (1976), była przywódczyni Patrouille de France
- Christophe Dubois , były przywódca Patrouille de France

Wśród wielu przedmiotów i pamiątek w Narodowym Muzeum Dzieci Żołnierzy znajdują się pamiątki związane z Patrickiem Baudrym i Virginie Guyot  , które znajdują się w tej samej gablocie.
Wejście znajduje się w Bayard Pavilion

Patrick Baudry  urodził się w 1946 roku. Nie zdał ostatniego roku liceum i nie zdał matury.
W 1964 roku dołączył do Lycée Militaire d'Autun na drugi rok nauki, w kierunku nauk ścisłych: zdał maturę z wyróżnieniem, a następnie dołączył do klas przygotowawczych do nauk ścisłych (Le Prytanée militaire de La Flèche na Maths Sup i Lycée Chaptal na Maths Spé A'). Po ukończeniu obu szkół z doskonałymi wynikami, w 1967 roku mógł dołączyć do École de l'Air w Salon de Provence.
W 1980 roku został wybrany przez CNES na kosmonautę do pierwszego francuskiego lotu w kosmos - miał być zmiennikiem Jeana-Loupa, który w czerwcu i lipcu 1982 roku odbył lot w ramach misji Sojuz T-6 PVH.

W 1984 roku został wybrany na pełnoetatowego astronautę do lotu wahadłowca kosmicznego, a Jean-Loup Chrétien miał być jego zastępcą. Początkowo przydzielono go do misji STS-51D na Challengerze, ale kilka tygodni przed startem przydzielono go do lotu: STS-51G w czerwcu 1985 roku wahadłowcem Discovery. Ta „ostatnia chwila” spowodowała pewne „zamieszanie” w mediach i wśród opinii publicznej, ponieważ przyszły lot Patricka Baudry’ego był szeroko nagłaśniany.

W związku z tym w MET wystawiono pamiątki z lotu, przekazane przez Patricka Baudry'ego przed i po locie.

Znajdziesz tam:
- Podpisane zdjęcie w stroju lotniczym
- podpisany list z wyrazami wsparcia i podziękowaniami skierowany do muzeum
- oryginalna naszywka z misji STS-51D, prawdopodobnie wręczona przed zmianą przydziału - dla porządku dodam, że oryginalne naszywki z misji, wręczane przed zmianą załogi, są bardzo rzadkie.
Należy zauważyć, że w dniu wykonania zdjęcia okno było krzywo umieszczone, ponieważ zostało już zamontowane ponownie – dzisiaj zwykle jest w odpowiedniej pozycji 😉
- Podpisane zdjęcie załogi STS-51G w mundurze wojskowym (nie jest to oficjalne zdjęcie załogi NASA)
- 2 osobiste naszywki Patricka Baudry'ego zrobione podczas jego misji STS-51G i wręczone po jej zakończeniu
- łatka CNES
- brązowy medal reprezentujący Hermes, europejski program wahadłowców, który został porzucony na początku lat 90., a w którym Patrick Baudry był jednym z wyznaczonych astronautów-pilotów.

Poniżej znajdują się również dwa zdjęcia zrobione w dniu, w którym eksponaty Patricka Baudry'ego zostały wystawione.

Należy zauważyć, że nie ma jeszcze łatki STS-51G.

Virginie Guyot urodziła się w 1976 roku.
W latach 1989-1991 dołączyła do Military College of Autun, gdzie ukończyła 5., 4. i 3. klasę, a następnie kontynuowała naukę w Military High School of Autun w latach 1991-1993, aż do uzyskania tytułu licencjata. Wstąpiła również do Prytanée, a następnie uczęszczała do Air School, zanim została pilotem myśliwskim. Jest pierwszą kobietą pilotem bojowym, która brała udział w operacjach zewnętrznych.
W 2008 roku została pierwszą kobietą (i jak dotąd jedyną kobietą), która dołączyła do Patrouille de France. W sezonie 2009 była Charognard, a następnie w sezonie 2010 została pierwszą kobietą, która objęła stanowisko Liderki Patrouille de France.

 << (...) To właśnie w tym zakładzie znalazłem wartości, ducha koleżeństwa, solidarności i spójności, które popchnęły mnie do podjęcia kariery wojskowej. To te same wartości, które znalazłem w Patrouille de France. Ale to także w Autun odbyłem swój pierwszy lot, który był prawdziwym objawieniem, punktem zwrotnym >>. (Le Journal de Saône et Loire, 2010)

Virginie Guyot opuściła Siły Powietrzne w 2015 roku.

W muzeum znajduje się jasnoniebieski kombinezon lotniczy, który nosiła Virginie Guyot, gdy była dowódczynią Patrouille de France, z naszywkami i plakietką z jej imieniem i numerem: 1.

Jedno z pomieszczeń w Wojskowej Szkole Średniej nosi imię Virginie Guyot:
Dla porządku dodam, że inny student LMA z Autun był również liderem Patrouille de France: Christophe Dubois dołączył do LMA w latach 1998-2002. Początkowo były to klasy przygotowawcze z matematyki i fizyki (MPSI), a następnie od 2000 do 2002 r. z matematyki i fizyki (MP).

Dołączył do Patrouille de France jako zbieracz w sezonie 2015, a następnie został liderem w sezonach 2016 i 2017 (które będą tournée po Ameryce).
Również w 2017 roku dwaj wyjątkowi sponsorzy będą latać z Patrouille de France: Jean-Loup Chrétien i Patrick Baudry, dwaj pierwsi Francuzi w kosmosie.
Możemy zatem stwierdzić, że w Patrouille de France latało 3 uczniów z liceum wojskowego w Autun.

Na chwilę obecną w zbiorach muzeum nie ma żadnych pamiątek po Christophe'ie Dubois.

Informacje praktyczne
Dojazd: 3 rue des Enfants de Troupe
71400 Jesień

Godziny otwarcia: od poniedziałku do piątku, od 14:00 do 17:30.
Bezpłatne, samodzielne zwiedzanie obu poziomów - w środku znajduje się recepcja obsługiwana głównie przez studentów-wolontariuszy.

Dojazd jest możliwy pieszo, z poziomu dzielnicy Gangloff - należy zaparkować przed obiektem, do którego dostęp jest regulowany (jest to obiekt wojskowy) - należy zadzwonić dzwonkiem przy bramie wejściowej, aby się zapowiedzieć.

Broszura muzeum:
https://museedesenfantsdetroupe.net/wp-content/uploads/2022/06/DepliantMuseeAET.pdf

Virginie Guyot, gdy była liderką Patrouille de France wraz z autorką, nie wiedziała jeszcze, że w latach 2014–2024 będzie kontynuować naukę w LMA, od szkoły średniej po szkołę przygotowawczą.
Christophe Dubois, ówczesny dowódca Patrouille de France, z bratem autora, który część swojej edukacji odbędzie w college'u w Autun.

Źródło: Tekst Maddy Sebile
             Kolekcja Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Cytaty o kosmosie - Wspomnienia o kosmosie
Autor zdjęcia: Maddy Sebile
Podziękowania: Maddy Sebile, Narodowe Muzeum Dzieci w Wojskach
Opublikowane przez Spacemen1969 o 22:45

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